Enfant de 5 ans, rythme des tétées

Une lectrice de « Les années de lait » s’interroge : elle entend souvent que les tétées des grands enfants s’espacent progressivement, avec parfois plusieurs jours d’intervalle. Pourtant, son fils aîné, 5 ans, passe exceptionnellement une seule journée sans téter. Elle se demande quelle est l’expérience de Marie Australe à ce sujet…

Bonjour,

Merci à Fabienne de m’avoir transmis votre message. J’ai en effet peu détaillé les tétées des grands. En voulant faire un petit livre facile d’accès, j’ai dû me censurer quelque peu 😉
Mais je suis ravie de pouvoir donner quelques détails suite à votre demande.
Comme vous le rappelez, les tétées s’espacent peu à peu. L’un comme l’autre ont vécu cela. Toutefois, une différence entre ma fille qui était l’ainée, et donc avait un petit frère grand téteur, et mon fils qui n’a pas de bébé qui entretient la lactation. Le fait est qu’actuellement, il me dit que je n’ai plus de lait, ce que je pressentais depuis quelques temps. Alors que ma fille n’a jamais manqué de lait et à 5 ans tétait encore beaucoup, et en tout cas bien plus que son frère.

Mon fils a 6 ans passé, et pendant environ 2-3 mois n’a quasiment plus tété… Et là, depuis 1 mois et demi, il re-tète beaucoup, demandes incessantes, les tétées ne durent pas, peut être parce que je n’ai plus de lait, mais ses demandes sont nombreuses et… exigeantes. Je lui réponds dans la mesure du possible en lui expliquant parfois que vu son âge, je sais que je peux lui demander d’attendre un peu ou de sauter une tétée demandée sans que cela ne lui nuise.

Ces retours en arrière ne sont pas toujours faciles à vivre. Avec ma fille, j’avais du mal. Là, je suis plutôt dans l’acceptation. J’ai vécu cela aussi avec le sommeil. A 2 ans, ma fille a voulu sa chambre et dormir seule… Cela a duré… 2 nuits ! lol ! Alors que nous avions tout organisé pour qu’elle ait sa chambre ! je me souviens (avec le sourire aujourd’hui !) de ma déception et frustration d’alors 🙂 Depuis lors, elle n’a cessé de dormir dans sa chambre un temps, puis avec nous, puis avec son frère… Allers-retours déconcertants si on n’accepte pas la situation sans trop chercher à en connaître les raisons.
Pour ces tétées revenues au premier plan chez mon fils, oui, peut_être qu’il y a une raison, notre famille vient de vivre des épreuves difficiles et qui peuvent être traumatisantes, peut-être est-ce sa façon à lui de réparer cela ? Peut-être pas… et au final je me fiche un peu des raisons. Il est en bonne sante et me demande des tétées, je réponds du mieux que je peux le faire.

Voila c’est mon expérience, mais chaque cas est unique. J’espère que vous trouverez en vous l’énergie pour accompagner vos petits comme vous le souhaitez. Bon courage, mes pensées vous accompagnent.

Marie Australe

Apprendre à lire simplement

Marlène Martin a été interviewée sur une radio nationale à propos de « Apprendre à lire en famille » – on peut ecouter le podcast ici – et cela m’a donné envie de remettre ce sujet sur le tapis.

Depuis la parution du livre de Marlène, j’observe avec attention que la question de l’apprentissage de la lecture génère chez la plupart des parents des postures un peu crispées, une réaction que je trouve d’ailleurs légitime compte tenu des pressions sociales, même si je suis convaincue que cet apprentissage bénéficierait de plus de souplesse, de joie et même d’insouciance.

Je m’explique :
pour la très grande majorité, l’apprentissage de la lecture est l’étape charnière de l’éducation d’un enfant. Je pense moi-même que lire est une compétence fascinante et potentiellement libératrice, une croyance qui m’a d’ailleurs amenée devenir éditrice 🙂

Cependant, je reste très critique d’une grille de lecture (ah ! ah !) normalisante où le savoir-lire est vu comme plus important que d’autres compétences, à mon avis également fascinantes et libératrices, telles que la capacité à identifier ses émotions, la prise en charge sa propre alimentation et de sa propre santé, la résolution non-violente des problèmes, toutes compétences qui se mettent en place des le plus jeune âge. Pour ceux qui haussent les épaules devant cette liste un peu néo-baba (ou « née à bobo » ?), je pense aussi à d’autres compétences, nettement plus académiques, mais tout aussi essentielles : la discussion critique, le décodage de l’image, la rigueur des démonstrations, l’observation naturaliste, la traduction du monde perceptible en termes mathématiques, le penser/classer, …

Mon propos est donc de remettre la lecture à sa place : c’est une connaissance majeure dans notre société, mais pas la seule, et je ne crois pas que lui attribuer la prépondérance dans la vie de l’enfant soit une approche optimale. Ce que j’ai appris dans « Apprendre à lire en famille », c’est ça justement : remettre la lecture à sa place, c’est-à-dire dans le quotidien, dans le même éventail des possibles que la liste (incomplète) des compétences du paragraphe précédent.

La lecture n’est ni un terrain réservé aux seuls experts de son apprentissage (posture d’exclusivité scolaire) ni non plus une capacité innée qui ne devrait nécessiter aucune intervention extérieure (posture qui résulte d’une incompréhension de processus cognitifs en général). La réalité, comme toutes les réalités, se situe entre les deux théories extrêmes, avec une belle variabilité tout humaine : certains enfants acquièrent la lecture si facilement et rapidement que cela semble une compétence innée et naturelle, d’autres enfants ont besoin d’un accompagnement plus attentif; certains enfants manifestent très tôt leur intérêt pour l’écrit (bien avant que l’école ne le leur propose), tandis que d’autres enfants ne s’y intéressent que très tard (bien « trop » tard du point de vue des programmes scolaires). Dans tous les cas, il me parait essentiel de ne pas enfermer a priori l’enfant dans une case, mais bien d’être attentif à son développement et de lui proposer une environnement suffisamment riche et serein qui lui permettra de mener son propre apprentissage.

Est-ce qu’il est indispensable d’avoir tout lu, tout compris et tout appris « Apprendre à lire en famille » pour offrir un tel environnement à son enfant ? Non. Croire cela, ce serait retomber dans le travers qui ferait réserver aux experts l’accompagnement de l’enfant. En ce qui me concerne, j’ai trouvé que le livre de Marlène me facilitait incroyablement les choses, tout au bénéfice de mon fils, à qui j’ai pu proposer un environnement détendu et sans attente, parce que moi, parent, j’avais une vision globale et sereine des processus en jeu. Je ne crois pas que ça soit indispensable néanmoins. Pour faire un parallèle, on peut explorer l’alimentation vivante seul, au gré des rencontres, mais lire Valerie Cupillard permet de prémacher (ah ! ah !) le travail.

Est-ce qu’accompagner l’apprentissage de la lecture nécessite de s’assoir a table de façon régulière et de travailler scolairement ? Surtout pas ! Voila l’inquiétude que j’ai remarquée chez beaucoup de parents, scolarisants et non-scolarisants, cette idée qu’il « faudrait » être scolaire pour apprendre à lire, même à la maison. Pourtant, je le vois, ces parents qui craignent de ne pas en faire assez sont bien souvent ceux qui font précisément juste ce qui convient a leur enfant !

Je pense à ce garçon de 6 ans, non scolarisé, qui voulait écrire un panneau « Stop » pour une scène faite en pâte à modeler. Il nous a demandé un modèle, a écrit les lettres sur un papier, a corrigé de lui-même une erreur, a contemplé son travail avec satisfaction, et complété la scène. Il a ensuite, dans la foulée, voulu copier deux mots écrits sur un imprimé, puis est passé à autre chose. L’intervention des adultes s’est réduite à très peu : écrire le modèle à sa demande, lire le résultat quand il l’a montré, constater que les mots copiés disaient la même chose que l’imprimé. Le tout n’a pas duré plus de quelques minutes, a été le résultat d’une démarche venue de l’enfant, mais dans un environnement particulièrement riche et privilégié : l’enfant jouait avec des adultes, il y avait à portée de main du papier et des stylos, il y avait un programme de cinéma qui trainait sur la table, aucun des adultes n’avait d’attente particulière sur ce que l’enfant ferait, ni d’évaluation sur ce qu’il a fait.

Apprendre à lire en famille, il me semble que c’est ça, précisément : être présent, attentif et disponible, aimer lire (ce qui doit être votre cas si vous avez lu ce long post), accueillir sans jugement ce que produit l’enfant, proposer sans attente. Il suffit de quelques minutes, quelques fois par semaine (parfois avec des pauses de plusieurs mois), et bien sur beaucoup d’amour, de confiance et de respect…

L’Instant Présent, éditeur du mois chez SOS Culture

SOS Culture http://www.sosculture.fr/ est une librairie en ligne spécialisée dans l’écologie sous tous ses aspects : environnement, habitat sain, jardinage, approches alternatives, citoyenneté…

logo_soscultureComme le maternage et l’écologie ont toujours fait bon ménage, SOS Culture propose un rayon « famille, enfant, bébé » très sympathique, ainsi que des jouets en bois et des jeux coopératifs. Alors que nous rejouissions de voir les livres de L’Instant Présent dans leur catalogue, nous avons découvert qu’ils nous ont choisies comme « Editeur du mois » dans leur lettre d’information !

Un grand merci à eux pour cette reconnaissance de notre travail, qui nous encourage autant qu’elle fait chaud au coeur !

« le sourire d’un môme »

Il s’agit de LES FLOW, un groupe néo-réaliste aux textes puissants et bousculants. Voir cette femme qui a l’air d’avoir fait toutes les guerres sourire à l’évocation du sourire d’un môme, c’est irrésistible, on se sent reconnecté à ce qui est important, partager du bonheur avec nos enfants.

Voila la vidéo

« Les années de lait » sort ce WE !

« Les années de lait » va sortir ce WE, à l’occasion de la conférence LLL France :
http://www.lllfrance.org/Evenements-Manifestations/Congres-LLL-du-14-et-15-novembre-2009.html?q=dourdan

C’est Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau l’a préfacé.

« Les années de lait » est le récit autobiographique d’une maman qui a choisi que ses enfants de 5 et 8 ans décideront par eux-mêmes de leur sevrage. C’est un livre très touchant, qui bouscule et qui enrichit.

On peut lire la présentation du livre ici :
http://www.editions-instant-present.com/souscription-pour-brles-annees-de-lait-p-16.html

On peut télécharger ici un chapitre entier « Grandir et téter » :
http://www.editions-instant-present.com/ADL

Les souscriptions, ainsi que le veut la loi, restent ouvertes jusqu’au jour de la sortie du livre, donc jusqu’au 13 novembre. Le système de souscription vous permet d’obtenir le livre à très bas prix et nous permet de financer en partie les frais d’impression, ce qui est essentiel pour maintenir notre indépendance.

Lorsque vous achetez des livres, quels qu’ils soient, nous vous suggérons de passer soit directement par le site de l’éditeur (les frais de port sont gratuits sur notre site), soit de les acheter via une structure que vous voulez soutenir (asso de parents, boutiques de maternage, librairies de quartier, …).

Les châtiments corporels sont abrutissants

Frapper les enfants est une insulte à leur intelligence. Ceci n’est pas une formule idéaliste, mais bien le résultat d’études menées par une équipe de sociologues, dont les derniers travaux viennent d’être publiés et reçoivent le relai médiatique qu’ils méritent [Straus, Murray A. and Mallie J. Paschall. 2009. « Corporal punishment by mothers and development of children’s cognitive ability: A Longitudinal study of two Nationally representative age cohorts. » Journal of Aggression, Maltreatment, and Trauma.]

Nous savons intuitivement que la sidération générée par la peur et le choc physique abrutit. L’effet d’abrutissement est-il durable ? Cette hypothèse a été testée dans une fascinante enquête longitudinale menée auprès de 1010 enfants et leur familles. Les auteurs ont mesuré combien de coups ces enfants ont reçus de la part de leur mère pendant deux périodes de une semaine. Seulement 6,6% d’entre eux n’avaient pas été frappés pendant ce laps de temps (ce qui ne garantit pas qu’ils n’aient pas été frappés du tout pendant le reste du temps, ni même qu’ils n’aient pas été frappés par quelqu’un d’autre, mais confirme au moins que pour ces familles, l’usage des punitions corporelles n’est pas privilégié par rapport aux autres approches éducatives). Les 1010 enfants ont passé deux séries de tests de capacités cognitives : la première au moment de l’enquête et la seconde quatre ans après.

Les résultats sont imparables : plus un enfant est frappé, moins il développe ses capacités cognitives. Même les enfants qui n’avaient été frappés qu’une seule fois au cours de la période d’étude avaient un  développement cognitif inférieur à ceux qui n’avaient pas du tout été frappés. Et ceci est particulièrement vrai pour les jeunes enfants (de 2 a 4 ans), la tranche d’âge pour laquelle, triste ironie, les
statistiques montrent que l’usage des châtiments corporels est prépondérant.

Très logiquement, dans leur conclusion, les auteurs prennent clairement position contre l’usage des châtiments corporels. Ils citent une étude qui indique que les enfants jamais frappés avaient les plus bas scores de conduites antisociales, suggérant que les enfants non frappés comprennent mieux les lois de la société dans laquelle ils vivent que les enfants frappés.

Les auteurs estiment que l’adoption de lois bannissant l’usage des châtiments corporels devrait se traduire en augmentation des capacités cognitives de la population. Une étude internationale est en cours, impliquant certaines des 24 nations qui, à ce jour, ont adopté une loi de ce type. Ils insistent sur le fait que bannir les châtiments corporels est une nécessaire mesure de santé publique et citent les travaux qui montrent que les enfants qui ne sont pas frappés développent en grandissant les traits suivants :  diplômes plus élevés, salaires plus élevés, moins de dépression, moins d’alcoolisme, moins de délinquance juvénile, moins de pratiques sexuelles sadomasochistes et moins de violences à l’age adulte.

Fabienne,

pour le blog des Editions l’Instant Présent
référence de ce billet : http://www.editions-instant-present.com/blog/index.php/2009/09/29/chatiments-corporels/

On peut télécharger l’article en question, ainsi que les autres travaux de cette équipe, ici :
http://pubpages.unh.edu/~mas2/cp.htm

Si vous souhaitez citer ce texte, merci d’inclure les deux références URL ci-dessus.

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Avoir foi en son enfant et en soi

Voici un témoignage que j’avais écrit en 2004 sur la liste de discussion Parents Conscients. J’y repense régulièrement, lorsque nous avons des moments difficiles avec nos enfants.

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« La foi »

Non, je ne parle pas de la foi en Dieu, même si j’aimerais discuter un jour avec vous de la question de la religion en rapport avec l’enfant, mais je veux plutôt parler de la foi en soi.

Voila ce qui s’est passé récemment :
au cours des dernières semaines, nos rapports à notre fille de bientôt 4 ans, lentement, se sont dégradés. Nous étions absorbés par nos problèmes, peu disponibles (des invités à la maison tout le temps), pas très attentifs aux soucis qu’elle traverse.
Et puis, pendant la dernière semaine, alors que nous prenions des simili-vacances, tout est allé très vite : notre fille habituellement si forte, intelligente et co-coopérative, est devenue un de ces enfants difficiles, qui refusent d’écouter, qui accumulent les bêtises, ne respectent pas les autres, etc. (bon, j’exagere un peu, mais tout de même, le changement était frappant). C’était très dur et très
déprimant, je ne savais pas du tout comment réagir, et je sentais ma fille souffrir et la situation s’envenimer dangereusement.

Et puis, alors que j’étais seule avec elle en train de prendre des photos de la façade d’une église, nous entendons un enfant pleurer dans un trolley bus gare près de nous (apparemment en location pour le mariage qui se déroulait a l’intérieur), et une dame nous appelle, nous dit monter dans le trolley. Là , une petite fille de deux ans est roulée en boule sur la banquette, pleine de larmes. La dame nous
explique que la maman est coincée dans la cérémonie du mariage et qu’elle ne sait comment consoler la petite, et qu’elle espère que ma fille voudra bien jouer avec elle. Ma fille, à la fois intimidée et ravie d’avoir eu le droit de monter dans le trolley n’a pas joué avec la petite, mais moi, c’est sorti tout seul, je me suis mise à sa
hauteur, lui ai parlé, lui ai caressé le front et ce point entre les sourcil, bref, tout venait naturellement, et la petite fille s’est calmée et allait mieux.

En revenant, je me posais cette question :
comment se fait-il que je sache consoler une enfant inconnue alors que je suis devenue, en quelques jours, incapable de m’adresser à ma propre fille ?

Et la réponse s’est imposée : je n’avais plus foi en moi, plus foi en ma capacité à répondre adéquatement à ses besoins et demandes. Ce n’est pas venu par hasard, car je suis en grands questionnements par rapport à ma propre histoire. Alors j’ai repensé à cette évidence qui me liait à ma fille-nourrisson, et je me suis à nouveau sentie remplie de cette force un peu transcendante, qui relie tous les parents du monde, j’en suis certaine. Je me sens à nouveau forte et tranquille, même si je suis toujours très secouée par mes investigations intérieures. Et ma fille ? Ça a été immédiat. Tout de suite le contact est revenu et la communication est facile. Je ne dis pas que nous avons réglé toutes les difficultés rencontrées, mais maintenant nous sommes *avec* elle, pas contre elle.

dove-sanfrancisco

Lors de ce voyage, une jeune tourterelle s'etait prise d'amitie pour ma fille...

Ma famille apprend à lire

Ce qui est fantastique quand on est éditeur, c’est qu’on peut lire les livres qu’on aime avant tout le monde. Un vieux rêve en ce qui me concerne : faire partie des happy few qui pour la première fois plongent dans un texte et voient leur vie changer… Peut-être que j’aime cet aspect-là de notre travail plus encore que le privilège de pouvoir publier des textes importants à mes yeux.

apprendre_a_lire_en_familleLe livre de Marlene Martin a changé ma vie et celle de mes enfants.

Il m’a permis d’identifier formellement ce que je ressentais chez ma fille, à savoir que son profil d’apprentissage est incompatible avec les méthodes de lecture conventionnelles. Une fois que nous avons compris cela, nous avons pu répondre à ses demandes d’aide pour apprendre à lire en parfaite adéquation avec ses besoins. Et c’est allé très vite !

Pour mon fils, je me suis laissée guider par les suggestions de Marlene : je joue avec les lettres, comme je jouerais de n’importe quel élément de notre environnement. Sans attente particulière, suivant les demandes de l’enfant. Une des fonctions essentielles du jeu est qu’il permet au cerveau et au corps de « jouer » (justement) des scènes qui auront lieu dans sa vie. Garder vivant l’esprit du jeu, la lucidité, la légèreté, l’absence d’évaluation, est ce qui permet d’aborder n’importe quel aspect de la vie future de façon à la fois constructive et plaisante. Il suffit de rester humble – notre rôle se limite souvent à présenter les éléments que l’enfant va apprendre à manipuler – et surtout d’avoir confiance que l’enfant piochera ce qu’il a à piocher.

Dans notre salle de bains, un grand miroir sur lequel j’ai régulierement ecrit des petits mots tendres pour ma fille. Mon fils s’y est intéressé, et nous avons commence a jouer avec ce miroir. Voici une photo ou il designe le O, une lettre qu’il aime particulièrement 🙂

On peut télécharger ici une série d’extraits de « Apprendre à lire en famille ». Soyez parmi les premiers à déflorer ce texte qui changera surement votre vie…

http://www.editions-instant-present.com/apprendre-à-lire-en-famille-p-10.html

Lupin-O

 

En souscription: « Apprendre à lire en famille » de Marlène Martin

apprendre-a-lire-en-famille-couvJe suis très très heureuse d’annoncer la souscription du prochain livre des Éditions l’Instant Présent : Apprendre à lire en famille de Marlène Martin !

LE LIVRE

Il s’agit d’un livre destiné aux parents d’enfants de 0 a 10 ans*, qui pratiquent l’école à la maison ET aux parents d’enfants scolarisés qui veulent être impliqués dans l’apprentissage de la lecture, notamment si leur enfant est en difficulté. Les familles unschooling et les enseignants y trouveront aussi matière à penser.

Ce n’est pas une méthode à proprement parler. Certes, le livre est très concret, avec de nombreux exemples, mais suivant l’aphorisme de Confucius, Marlène Martin nous apprend à pêcher plutôt que de nous donner un poisson. Au lieu d’une méthode toute faite, forcement mal adaptée, elle nous donne des outils pour mettre en place immédiatement une approche centrée sur les besoins de votre enfant. Cette approche permet à l’enfant d’apprendre à lire de façon presque transparente, intégrée au quotidien et sans contrainte. Le gros du travail repose en effet sur le parent, qui apprend à saisir intelligemment les occasions de découverte du matériel écrit et à s’adapter finement à l’évolution de son enfant. Du point de vue de l’enfant, l’apprentissage de la lecture se déroule sous la forme de réponses à ses questions, d’exploration de son environnement et de jeux par séances de 5-10 minutes.

Chaque situation est différente, certains enfants sont scolarisés, d’autres non. Certains enfants apprennent à lire en quelques mois, d’autres ont besoin de plusieurs années. Certains enfants sont visuels, d’autres sont plutôt auditifs, voire kinesthésiques. Pour les enfants qui avancent facilement, l’approche de Marlène Martin permet de renforcer leurs acquis et de dégager du temps pour d’autres activités. Pour les enfants qui butent et se sentent en difficulté, Apprendre à lire en famille apporte des solutions étonnamment efficaces. Ça a été le cas pour ma fille aînée, qui voulait apprendre à lire mais bloquait sans que je parvienne à comprendre pourquoi, ce qui la rendait malheureuse. Avec le livre de Marlène, j’ai réalisé que ma fille a un profil d’apprentissage de type auditif et que malgré sa motivation, elle ne pouvait pas s’accommoder des méthodes classiques, toutes visuelles. Avec l’aide de ma fille, on a mis en place une approche auditive de la combinatoire, et ça a bien fonctionné.

Marlène Martin s’appuie sur ses connaissances en orthophonie, en sciences de l’éducation et sur les développements récents des sciences cognitives. Elle démontre brillamment que l’approche à départ syllabique est la plus adaptée au processus d’apprentissage tel qu’il se construit dans le cerveau de l’enfant. Elle réussit le tour de force de dépasser la querelle syllabique-globale en identifiant et en résolvant les écueils de l’approche syllabique conventionnelle (ennuyeuse et dépourvue de sens pour l’enfant). Marlène Martin est membre de l’Instant Présent, et combine ses talents d’auteure et d’éditrice dans ce livre. Apprendre à lire en famille lance notre nouvelle collection de livres destinés aux parents qui veulent accompagner les apprentissages de leurs enfants, scolarisés ou non.

*Les parents de bébé trouveront passionnant le chapitre sur l’acquisition du langage! Les parents de grands enfants trouveront des informations pertinentes sur la façon de consolider les acquis.

LA SOUSCRIPTION

Souscrire à un livre, c’est l’acheter en avance, à un prix réduit, bien avant qu’il ne soit imprimé et disponible en librairie. Cela permet au lecteur de payer le livre moins cher et de le recevoir dès sa sortie (les frais de port sont offerts en France métropolitaine). Mais souscrire, c’est aussi donner à la maison d’édition les fonds nécessaires pour financer l’impression. C’est également lui démontrer votre confiance, une information essentielle pour ses partenaires (libraires, diffuseur, …). Les souscriptions sont vitales pour le développement de l’édition indépendante ! La sortie de Apprendre à lire en famille est prévue en Avril 2009, sur papier recyclé.

Fabienne Cazalis