Lettre d’information mai 2017

Pour ceux et celles qui ne l’auraient pas encore reçue ou lue sur notre page Facebook, voici notre dernière lettre d’information, commune avec les Éditions Le Hêtre Myriadis.

De belles nouveautés en perspectives, avec d’ores et déjà des souscriptions pour les titres de la rentrée : Césariennes et AVAC et Oui ! Mais… ou encore Le Mythe de l’enfant gâté.

http://mailchi.mp/ddcfdfb36112/lettre-commune-dinformation-mai-2017?e=112d05867a

Données scientifiques : l’accouchement à domicile en danger, appel à contribution

felix-aAppel à celles et ceux qui se sentent concernés par l’accouchement à domicile !
Contribuez à une réponse aux personnalités de l’obstétrique qui menacent la liberté d’accoucher chez soi.

Pourquoi c’est important ? Parce que connaitre l’argumentaire des opposants permet, dans le meilleur des cas, un véritable dialogue, et, dans le pire des cas, de ne pas se laisser influencer par un discours paternaliste et infantilisant.

Apportez vos chiffres, vos références, votre lecture…

Voici ce dont il s’agit :

Le Dr Chervenak est un obstétricien renommé aux USA. Il est très impliqué dans la lutte contre l’accouchement à domicile. Dans un article récemment paru, qu’il a présenté en Juin 2012 au Congrès de Médecine périnatale à Paris (à télécharger ici : chervenakal2013), il enjoint vigoureusement les praticiens de santé obstétrique à décourager tout projet d’accouchement à domicile (AAD).

Joignons nos esprits critiques pour examiner dans le détail ses arguments, en identifiant ceux qui sont fallacieux tout en considérant ceux qui sont légitimes.
C’est une double nécessité :
– d’une part parce que les médecins qui vont relayer le discours du Dr Chervenak ne prendront hélas pas tous le temps de vérifier les sources de ce dernier
– et d’autre part, parce que si le Dr Chervenak a effectivement identifié une source réelle de danger pour la mère ou l’enfant dans le cadre de l’AAD, il est nécessaire de fournir cette information aux mères qui projettent d’accoucher chez elles afin qu’elles prennent leur décision en connaissance de cause, suivant le principe du consentement éclairé.

Voici ce que disent, en résumé, le Dr Chervenak et ses collègues :
– un professionnel qui soutient l’AAD agit de façon irresponsable
– le risque de décès du nouveau-né est multiplié par 2 à 3 dans le cas d’AAD. Il ne cite qu’une seule étude pour étayer cette estimation, l’étude de Wax et al. 2010, que nous examinerons plus bas
– lorsque le transfert hospitalier en urgence est nécessaire, le risque de mortalité périnatale est multiplié par 8. Notez qu’il s’agit là d’une étude australienne où les distances à parcourir pour arriver à l’hôpital sont conséquentes.
– Il affirme que le taux de transfert hospitalier en cours de travail correspond à 17% des multipares et 49% des nullipares (chiffres des pays-bas).
– Toutefois, les auteurs ne sont pas parvenus a trouver de différences significatives concernant le risque pour le bébé et pour la mère aux pays-bas entre les naissances prévues à la maison et les naissances prévues à l’hôpital. Ils se penchent sur les chiffres australiens cités plus haut. Ces chiffres ne montrent pas non plus de différence, sauf dans le cas de décès par asphyxie in utero (au cours du transport peut-on supposer).
– Les auteurs notent que l’absence d’un système de transport adapté au travail en cours augmente potentiellement le risque associé au transfert hospitalier (on ne peut qu’être d’accord).
ils considèrent que la responsabilité médicale de prendre soin de la parturiente et du bébé ne doit pas être subordonnée aux droits des femmes de prendre des décisions concernant leur corps.
– Il affirme qu’un professionnel de santé ne peut pas considérer l’AAD comme « médicalement raisonnable » et que sa responsabilité professionnelle lui interdit de participer à ce type de projet.
– Ils concluent en écrivant que les partisans de l’AAD sont un exemple frappant de ce qui se passe quand l’idéologie remplace le jugement professionnel*.

Concernant la seule étude qu’ils citent pour leur argument central, à savoir que le risque de décès du nouveau-né est multiplié par 2.87, les auteurs de l’étude (Wax et al., 2010 , à lire ici : wax et al ) mentionnent que les échantillons sont faibles pour considérer que le chiffre est fiable, mais qu’il est essentiel de réaliser de nouvelles analyses afin de vérifier ce chiffre et, le cas échéant, pour pouvoir identifier les facteurs de risques et ainsi réduire ce taux de décès. On ne peut qu’être d’accord. Les auteurs montrent par ailleurs que tous les autres risques pour la mère et le fétus dans le cadre d’une naissance à domicile sont soit équivalents, soit significativement inférieurs à ceux observés dans le cadre d’une naissance à l’hôpital. Pourtant, les auteurs ne peuvent pas être soupçonnés, si on en croit le ton de l’article, d’être favorables à l’AAD.

On peut télécharger ici les textes des articles de Chervenak et al. et de Wax et al. chervenakal2013 , wax-etal

*j’y vois un bel effet de « c’est celui qui dit qui y est » puisqu’ils ne mentionnent à aucun moment les bénéfices démontrés pour la mère, y compris ceux qui sont détaillés dans l’étude de Wax et al., sur laquelle ils s’appuient pourtant fortement. Le choix d’un langage sensationnel (on pourrait s’amuser à compter le nombre d’occurrences des termes comme « professional », « responsability » et « compassionate ») déroge en soi au formalisme scientifique auquel les auteurs font appel dans leur argumentaire.

pétition au gouvernement français : ne rendez pas l’accouchement à domicile impossible

Parce qu’il nous est évident qu’entraver la pratique des rares sage-femmes qui accompagnent les naissances à la maison est une atteinte certaine à la liberté fondamentale des femmes de pouvoir disposer de leur corps, à la liberté des parents de choisir les conditions d’accueil de leur bébé, à la possibilité de celui-ci de pouvoir naître dans la douceur et l’intimité de son foyer… défendons le droit de choisir son accouchement.

En France, il existe une obligation de paiement d’une assurance pour les sages femmes libérales. Pour celles pratiquant l’accouchement à domicile, le montant est prohibitif, ce qui les met dans l’impossibilité de le payer. Récemment, il leur a été signifié par l’Etat et l’ordre des sages femmes, qu’en exerçant ainsi et sans attestation d’assurance à présenter au 1er octobre, elles seront passibles de sanctions lourdes, telles que la radiation de l’ordre et ainsi l’interdiction d’exercer, avec la possibilité de sanctions pénales. La conséquence directe sera l’abandon de ces sages femmes de leur pratique des accouchements à domicile, privant ainsi les couples de leur droit de s’adresser au professionnel de santé de leur choix.

le lien de la pétition :
https://www.change.org/fr/pétitions/au-gouvernement-français-ne-rendez-pas-l-accouchement-à-domicile-impossible

le groupe Facebook correspondant : http://www.facebook.com/choisirsonaccouchement?hc_location=stream

un blog : http://choisirsonaccouchement.wordpress.com

et s’il était encore besoin de se justifier, un article parmi tant d’autres : La science encourage l’accouchement à la maison

« Entre leurs mains » cherche coproducteurs

Entre leurs mains
Entre leurs mains

La bande-annonce est un régal :

Les auteurs de ce film cherchent des fonds, il leur manque à ce jour 2310 euros, c’est-à-dire rien du tout comparé aux budgets habituels. On peut donner 10 euros, devenir officiellement co-producteur, et ça ouvre le droit de regarder le film en entier, ça les vaut !

Toutes les infos sont là :
https://www.touscoprod.com/entreleursmains

formation doula, par Isabelle Challut

Formation de 7 jours avec Isabelle Challut à Annecy

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Isabelle Challut, auteure de La maternité au féminin, propose la formation suivante, du 25 au 31 Janvier 2014.

Formation de 7 jours avec Isabelle Challut à Annecy (Haute-Savoie). Grossesse, accouchement, allaitement et post natal.
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La formation de base en accompagnement à la naissance comprend 56 heures d’enseignement données par Isabelle Challut , un travail de recherche et un stage supervisé.

La doula ou accompagnante est une femme en qui le couple a confiance et qui va les accompagner tous les deux dans leur parcours vers la naissance de leur enfant. Elle offre un support inconditionnel aux parents selon leurs valeurs et leurs objectifs.

La philosophie du Centre Pleine Lune repose sur une vision renouvelée de la naissance et de l’accouchement. L’expérience de la formatrice principale dans les salles de naissance hospitalières comme infirmière, puis comme accompagnante et son vécu de mère a forgé les bases de ce cours.
Plusieurs DVD seront visionnés pendant les journées de formation. La particularité de la formation est basée sur l’exploration corporelle et la méditation comme outils de développement personnel pour les futures accompagnantes.

Jour 1 : En attendant bébé

La grossesse dans notre société.
Travail corporel pour apprendre à mieux se connaître et être à l’aise avec son corps.
Équilibre et santé des femmes en préconception et pendant la grossesse
La grossesse physiologique. Inconforts et soulagement
Rôle de l’accompagnante

Jour 2 : La grossesse

Anatomie des systèmes reproducteurs féminin et masculin
Phases du Développement du fœtus in utéro
Lien d’attachement.
Fausses couches, malformations, décès in-utéro
Suivis médicaux de la grossesse & examens
Notions de base en relation d’aide. Mises en situation- Méditation

Jour 3 : L’accouchement

Travail corporel : exercices intéressants pendant la grossesse et en préparation à l’accouchement (senti du bassin – respiration)
Brève histoire de l’obstétrique
Accouchement physiologique et variabilités
Interventions les plus fréquentes en milieu hospitalier

Jour 4 : L’accouchement (suite)

Travail corporel : le périnée (senti – préparation)
La douleur de l’accouchement et les réels besoins des femmes cette journée là.
Les outils pour la douleur.
Le plan de naissance.
Césarienne, induction
Accompagnement des femmes et des bébés : rôle de l’accompagnante à l’hôpital.

Jour 5 : L’accueil du bébé & allaitement

L’accueil du nouveau-né – le peau à peau – apparence physique du nouveau né et tests
Les soins de la mère & du nouveau-né en milieu hospitalier
L’allaitement maternel (bienfaits & physiologie)
Rôle de L’accompagnante

Jour 6 : Les premières semaines

Communication avec bébé
Les pleurs et cycles de sommeil – sommeil
Portage (techniques pratiques)
Les relevailles : lochies, blues, sexualité, contraception
Le retour à la maison, support, organisation
Rôle de l’accompagnante

Jour 7 : Devenir accompagnante

Aspects légaux
Tenue de dossier
Préparation des rencontres
Bilan

Des cahiers de notes sont remis à toutes les participantes. Le contenu du cours y est détaillé avec de nombreuses références, photos, textes et annexes pour compléter l’information enseignée chaque jour et vous permettre de continuer votre apprentissage personnellement.

Formation intensive offerte en France: du 25 janvier au 31 janvier 2014 – 7 jours intensifs à Annecy
Une journée 2e niveau sera aussi offerte le dimanche 2 février à Annecy.

– ADRESSE: Centre Jean 23 – 10 chemin du Bray – 74 940 Annecy le Vieux de 9h à 18h.
– PRIX de la formation: 950$ ( environ 678 euros selon le cours du moment) pour la formation – logement en sus. Nous envoyons le formulaire d’inscription sur demande et le paiement se fera en ligne dès la fin aout. INSCRIPTIONS ET PAIEMENTS À COMPLÉTER AVANT LE 1ER DÉCEMBRE 2013.

– RÉSERVATION DES CHAMBRES : chaque participante est responsable de sa réservation de chambre . Prix à partir de 26 euros sans repas. http://www.centrejean23.com/hebergement-restauration/chambres

www.centrepleinelune.com
Contact en France: Véronique Trabujo doula formée par Isabelle Challut en 2012. http://www.veroniquetrabujo.ch/

Information : isabelle@centrepleinelune.com
Suivez nous sur facebook: https://www.facebook.com/CentrePleineLune?fref=ts

Quand une grande marque déshabille leurs mannequins mais refuse à une mère d’allaiter son enfant…

tt-bbCertains crient au loup, d’autres passent leur chemin, d’autres encore refusent de voir de la discrimination et parlent d’un « incident regrettable », mais il serait dommageable de minimiser l’impact de tous ceux qui ne veulent pas lâcher prise suite à l’affaire Célio qui a refusé à une maman qu’elle allaite son enfant. Voir le dernier article sur ce blog, les détails sont dans les articles précédents : http://editionsduhetre.fr/?p=1288.
Nous vivons une époque formidable ! On arme les enfants dès l’âge de 5 ans avec de véritables armes, on donne le modèle d’une escort girl mineure comme vie de rêve à nos toutes jeunes filles à peine sorties de l’enfance, mais lorsqu’il s’agit de nourrir son enfant au sein niet !
Oui il s’agit bien de nourrir, je vois vos sourires, ce n’est pas le fait de nourrir qui gêne ? c’est le sein ? Ah pardon ! J’oubliais que dans l’époque formidable que nous vivons nous ne pouvons pas dévoiler cette partie intime de l’anatomie féminine….
Jusqu’où faut-il aller pour réveiller les consciences ? A commencer puisque c’est de cela qu’il s’agit par respecter le droit fondamental d’une femme d’allaiter ? Allaiter est naturel, autant que manger ou dormir. La différence réside principalement dans le fait qu’allaiter un bébé est une occupation à quasi plein temps… alors il faudrait donc enfermer ces mères entre 4 murs ?
Si l’on a besoin de se révolter contre le monde entier, les raisons sont nombreuses, les deux exemples cités plus haut n’en sont qu’une toute petite pointe de l’iceberg… et non seulement ainsi on laisse tranquillement les femmes faire ce magnifique travail qu’est celui de mère, mais on pourrait même les soutenir, les encourager, un sourire à cette maman qui allaite, une mot réconfortant pour cette autre maman qui console son petit qui pleure de frustrations sont autant de gestes qui faciliteront la vie pour tous.
Quant à la direction de Célio, j’ose espérer qu’ils vont considérer ce « déplorable incident » comme il se doit et témoigner d’excuses sincères auprès de la maman.
Pour conclure en ouvrant le débat, il serait très intéressant de savoir comment Célio gère les congés maternité et puis tiens, l’heure légale pour allaitement ? Mesdames les employées de Célio, êtes-vous libre de disposer de cette heure pour allaiter votre enfant ? Enfin messieurs les employés de Célio, vous sentez-vous libres de prendre un congé parental ou des congés pour enfant malade sans mettre en péril votre carrière ?

Victorine

Un documentaire sur la difficulté maternelle a besoin de soutien

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Nous avons reçu ce message de l’association Maman Blues, auteur collectif du livre Tremblements de mères, le visage caché de la maternité. Chloé Guerber-Cahuzac, membre actif de Maman Blues depuis sa création est en train de réaliser un documentaire, intitulé « L’autre naissance ».
« Le film n’est pas complètement fini par manque d’argent. Depuis un an et demi, il est même complètement bloqué. Nous avons cherché des mécènes, mais ceux-ci ne s’intéressent pas à la souffrance psychique, surtout quand il s’agit d’un sujet aussi brûlant et tabou. Nous avons des partenariats avec des chaînes du câble qui acceptent de le diffuser, mais elles n’apportent pas d’argent pour le finir. Les chaînes plus prospères préfèrent aborder le sujet de façon moins frontale, notamment via des talk-show. Avec Maman blues qui soutient le projet, nous avons choisi de faire un appel à dons. C’est à ce titre que je sollicite votre attention et votre soutien aujourd’hui » Chloé.
En savoir plus sur ce documentaire : http://www.mailforgood.com/associations/maman-blues
Ce film, produit par Abacaris films, a déjà reçu l’aide du fonds de soutien du CNC. Il est aussi soutenu avec conviction par des marraines talentueuses :
les écrivains Annie Ernaux, Marie Darrieussecq, Gwenaëlle Aubry et Valentine Goby.
Chloé Guerber-Cahuzac souhaite le diffuser à la télévision et en salle, mais aussi réaliser un dvd avec un livret d’accompagnement, contenant les textes de ces marraines écrivains.
Ce film a été réalisé en partenariat étroit avec l’association Maman Blues. 3 de ses coprésidentes et une de ses membres y témoignent.
Depuis plusieurs années, Maman Blues cherche à faire mieux connaître la difficulté maternelle (souvent appelée dépression du post-partum, mais qui peut prendre d’autres formes).
Ce problème de santé psychique touche une femme sur dix soit environs 85 000 femmes par an.
Il s’agit d’une souffrance psychique qui altère le lien entre la mère et
l’enfant juste après la naissance. Elle s’exprime différemment selon les situations : la mère ne sent pas d’attachement pour son enfant ; elle l’aime, mais a des crises d’angoisse terribles lorsqu’elle est seule avec lui ; elle se sent incapable de répondre à ses attentes et perd toute confiance en elle, etc.
La difficulté maternelle – qui interroge donc le « devenir mère » – peut conduire les femmes à sombrer dans la dépression, à avoir des pensées suicidaires. Elle peut aussi avoir des conséquences graves sur le développement de l’enfant.
Or, nous constatons aujourd’hui qu’il existe très peu d’unités mère-enfant (moins de 100 lits sur tout le territoire français), que les professionnels de santé sont souvent peu formés sur ces questions et que les mères n’osent pas se faire aider tant leurs sentiments de honte et leur mal-être sont douloureux. La
question reste taboue.
L’association Maman Blues mène déjà un travail de sensibilisation via son site internet, ses groupes discussion et son ouvrage Tremblements de mères.
En tant que réalisatrice, Chloé Guerber-Cahuzac a choisi de réaliser un documentaire de création constitué de quatre témoignages de femmes ayant traversé une grande difficulté maternelle. A l’heure des talk show télévisés et des reportages simplificateurs, se concentrer uniquement sur la parole dense,
juste et belle de femmes qui pensent leur vie, veulent partager leur expérience, est un choix esthétique fort. C’est à cette parole que nos marraines ont été sensibles.
Pour l’association Maman Blues, cette œuvre cinématographique sera bien sûr aussi un outil de travail.
Nous sommes ici au carrefour entre création et action sociale. Le film permettra d’organiser des rencontres dans des PMI, des maternités, des maisons ouvertes et autres structures tournées vers la petite enfance. Il s’agira pour l’association de mettre en place des projections/ débats avec les familles et
les professionnels de santé. Le film sera donc un outil pour libérer la parole, briser les tabous et échanger.
Le film voyagera avec les membres de l’association dans différentes régions où Maman Blues a des relais (Lyon, Toulouse, Rennes, Fontainebleau,Crest, etc).
Pourquoi un documentaire avec « que » des mamans ?
Après plusieurs années d’écoute des mamans qui viennent se confier anonymement sur le forum de discussion de l’association, le constat est toujours le même : Le témoignage (à travers le film et à travers les débats) est vraiment la seule méthode efficace et pertinente pour présenter la difficulté maternelle de l’intérieur, pour expliquer sa complexité et sa gravité.
C’est ainsi que l’on peut convaincre des femmes en souffrance, qu’elles ne sont pas seules dans leur cas et qu’elles peuvent se faire aider. C’est parce qu’elles entendent d’autres mamans se confier, raconter cette traversée difficile qu’elles osent parler d’elles.
Pour les professionnels de santé, écouter une femme raconter ce qu’elle a vécu de l’intérieur conduit souvent aussi à une meilleure prise en charge de leurs patientes.
Aujourd’hui, nous sommes donc à la recherche de « citoyens mécènes » sensibles à cette question maternelle si essentielle pour notre société. Ainsi pourrons-nous enfin achever ce film et le partager.
Merci à tous de votre soutien,
Chloé Guerber-Cahuzac et l’association Maman Blues »

Violence lors de l’accouchement : campagne d’Amnesty International

img_web_0viewAmnesty International a lancé une campagne virale aussi originale que nécessaire : une vidéo dénonçant des conditions d’accouchement  violentes en Uruguay devait atteindre « zéro vues » sur internet. Une formule rhétorique bien entendu, puisque l’objectif était véritablement que 44000 personnes voient cette vidéo, le compteur décrémentant de 1 à chaque visionnage, au lieu de l’augmenter.

44000, c’est aussi le nombre de femmes qui donnent naissance chaque année en Uruguay.

L’objectif d’Amnesty a été atteint. On peut néanmoins toujours regarder cette vidéo sur leur site. La partie la plus désolante de cette histoire, c’est qu’il est bien inutile de chercher au bout du monde des exemples de mauvais traitements dans les maternités : nombre de femmes françaises y reconnaitront sans peine les conditions de leur propre accouchement. Tout ce qui a été dénoncé (notamment dans nos livres : « le bébé est un mammifère« , « passage de vies« , « curiosités des l’enfantement« ) s’y trouve : le corps de la femme traité comme un objet, remarques infantilisantes (« vous avez vraiment assisté aux cours de préparation à la naissance ? »), humiliantes (« Coopérez, coopérez ! »), culpabilisantes (« vous voulez perdre le bébé ? »), tout ce qui peut contribuer à rendre un accouchement difficile est là. La fin de l’histoire est hélas sans surprise : la maman, soumise à un tel stress, ne pouvant pas dilater assez vite du point de vue du médecin, est envoyée au bloc pour une césarienne…

0 Views: Un video que deberíamos dejar de ver. from Amnistía Uruguay on Vimeo.

 

Journées des Doulas de France

Ce furent deux belles journées de nouveau cette année que nous ont concoctées les doulas les 4 et 5 mai derniers. Beaucoup d’échanges chaleureux, une ambiance de sérénité, des sourires et des yeux pétillants, l’association des Doulas de France a ainsi organisé la 10e édition de leurs journées avec des ateliers, des conférences et des tentes rouges. Côté éditions l’Instant Présent, nous avons eu la joie d’y voir Michel Odent auteur de « le bébé est un mammifère« , il fut très sollicité pour les signatures, et nous avons distribué à cette occasion l’affiche de la couverture.

Michel Odent aux journées des doulas de France le 5 mai 2012, crédit C. RenauNous en profitons d’ailleurs pour vous annoncer que notre tout premier livre numérique est désormais disponible sur la boutique Kindle d’Amazon et très bientôt sur notre boutique, il s’agit du livre de Michel Odent !

Juliette Urbain de l’association Maman Blues, auteure de « Tremblements de mères« , est également intervenue pour parler de la difficulté maternelle.

Merci donc à l’association des Doulas de France pour cette superbe organisation, et à l’année prochaine !

Allaitement interdit chez Mac

Parce qu’en ces temps devenus plus « cléments » pour l’allaitement, je pensais naïvement qu’allaiter ne pouvait être choquant lorsqu’il s’agit d’un tout jeune bébé… parce que je suis en colère face à autant d’imbécilité, parce que ce monde ne tourne pas rond, parce que je ne peux pas assister sans réaction, parce que…

Une mère avec son bébé de 3 mois mise à la porte de la boutique « Mac » de Paris le 31 mars au motif qu’elle allaitait son bébé et que c’était choquant ! La maman raconte.

Merci de relayer ce témoignage aux fins de faire bouger un peu ces mentalités quelques peu sclérosées…