Tout va bien… dans La Liberté

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Une longue interview de Francesca Sacco, l’auteure de Tout va bien, nous sommes paumés ! dans le supplément magazine du quotidien Suisse La Liberté.

Vous pouvez la lire au format pdf en cliquant : Heureux les parents qui doutent ! On ne peut pas « contrôler » les jeunes. Le constat d’une réalité qui a amené des éducateurs genevois à revoir complètement leur approche éducative..

 

Par ailleurs, nos lecteurs qui seraient dans la région peuvent assister au « vernissage » du livre par la Fondation Officielle de la jeunesse au Petit Lancy le lundi 02 février. Les détails sur le flyer ci-dessous.
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Plus d’infos sur le livre : www.editions-instant-present.com/TVB

Heureux les parents qui doutent !

Heureux les parents qui doutent , c’est le sous-titre du livre tout frais paru de la journaliste suisse Francesca Sacco, intitulé Tout va bien, nous sommes paumés !
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Il y a des livres, comme ça, on ne sait plus trop comment ils sont arrivés jusqu’à nous, mais on se réjouit à chaque fois qu’on y pense. Réjouissant, c’est vraiment le terme qui vient à l’esprit quand on nous demande de parler de celui-ci. Et pour tout un tas de raisons : le ton est frais, ça peut même se lire comme une aventure ou se piocher comme des chroniques à méditer, mais une chose est certaine, rien n’y est gratuit ou désinvolte, bien au contraire. C’est un livre qui parle de choses graves, essentielles dans la relation qu’on peut avoir avec des enfants, et c’est un livre authentique, qui fait du bien, qui donne confiance et espoir.

La Fondation Officielle de la Jeunesse, le principal organisme genevois en charge des foyers d’hébergement pour enfants placés temporairement hors de leur milieu familial, a invité Francesca Sacco afin de recueillir le témoignage des éducateurs et usagers de l’un de ces foyers. En effet, il s’agit de relater une expérience hors norme : la mise en place d’une nouvelle méthode éducative basée sur la prise de risque.

Un jour de 2008, arrivent au foyer du Grand-Saconnex, deux adolescentes « ingérables » : fugues, agressivité, menaces de suicide… « un climat de terreur » s’installe. Les 79 points du règlement interne assorti de son catalogue de sanctions, tout ce « qui, jusque là, semblaient fonctionner à peu près bien, s’avère inopérant sur elles ». C’est ainsi, que mis au pied du mur, il devient clair pour les éducateurs de ce foyer, qu’on ne peut pas « contrôler » les jeunes. Ils s’engagent alors sur la route du lâcher-prise, pour parvenir, fin 2009, à remettre en cause l’idée même de règlement interne, et au final, à révolutionner leur conception de l’éducation.
risques4Lâcher-prise, oser sortir de sa zone de sécurité, confiance en l’enfant, c’est le chemin qui a permis à ces éducateurs courageux de restituer aux jeunes la possibilité de faire usage de leur libre-arbitre :

Il n’y a pas d’apprentissage de l’indépendance pour les jeunes sans prise de risque éducatif pour les adultes.

Pour + d’infos c’est par là : www.editions-instant-present.com/TVB
et pour l’acheter, c’est ici : www.editions-instant-present.com/tout-va-bien-nous-sommes-paumés-p-83.html (12 petits euros)
(les illustrations sont de Bénédicte Sambo)

Bernard Collot sera demain mercredi 4 l’invité du débat suivant la projection du film « Etre et devenir » de Clara Bellar

Bernard Collot sera demain mercredi 4 juin l’invité du débat suivant la projection du film « Etre et devenir » de Clara Bellar, au cinéma le Saint-André-des-Arts (Paris 6e) à 13h en compagnie de la réalisatrice (infos http://cinesaintandre.fr/fr/evenements).

Nous nous réjouissons de l’écouter, lui qui a créé pendant 40 ans d’enseignement en classe unique les conditions pour que les enfants apprennent à leur rythme ce qui leur importe : une sorte d’apprentissage autonome dans un cadre scolaire ! Il a décrit cette expérience dans de nombreux livres, dans son blog (http://education3.canalblog.com) et surtout dans un livre passionnant, « Chroniques d’une école du 3e type » www.editions-instant-present.com/chroniques-dune-école-du-3e-type-tome-1-p-65.html.

Le film « Etre et devenir » intéresse les médias, à la fois par son approche décalée et minoritaire de l’apprentissage autonome qui intrigue, mais aussi parce qu’il donne à tous les parents, y compris à ceux qui ont fait le choix d’utiliser l’école, une bouffée d’affection pour leurs enfants et l’envie de passer plus de temps avec eux.

Pour voir les occasions de projection, à Paris, Marseille, Lyon, Perpignan, Rouen etc., voir le site www.etreetdevenir.com (« sortie »). Vous pouvez même le demander à votre cinéma préféré ! (il n’aura qu’à cliquer sur la page « contact »). Et si vous ne scolarisez pas votre enfant, c’est une excellente occasion d’y amener votre entourage hostile, il écoutera pendant deux heures des arguments brillants et convaincants !
Sur le même site (« revue de presse »), vous pourrez voir la belle couverture médiatique qui accompagne la sortie du film, qui permet de parler d’apprentissage centré sur les enfants, et finira peut-être de convaincre votre cinéma -ou votre entourage !

Sinon il reste la solution du DVD, qui sortira début 2015. La souscription au DVD, qui permet de le payer moins cher en l’achetant en avance, permettra aussi de financer le passage technique au format DVD. C’est par ici : www.editions-instant-present.com/Être-et-devenir-dvd-souscription-p-70.html.

dans Télérama, une autre école est possible …

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Un bel article, dans Télérama du 1er juin : Une autre école est possible.
John Holt (les apprentissages autonomes et Apprendre sans l’école) et Jean-Pierre Lepri (la fin de l’éducation) sont à l’honneur !

Dans le même numéro, Montessori, Freinet, Steiner-Waldorf : des méthodes qui ont fait leurs preuves.

Un documentaire sur la difficulté maternelle a besoin de soutien

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Nous avons reçu ce message de l’association Maman Blues, auteur collectif du livre Tremblements de mères, le visage caché de la maternité. Chloé Guerber-Cahuzac, membre actif de Maman Blues depuis sa création est en train de réaliser un documentaire, intitulé « L’autre naissance ».
« Le film n’est pas complètement fini par manque d’argent. Depuis un an et demi, il est même complètement bloqué. Nous avons cherché des mécènes, mais ceux-ci ne s’intéressent pas à la souffrance psychique, surtout quand il s’agit d’un sujet aussi brûlant et tabou. Nous avons des partenariats avec des chaînes du câble qui acceptent de le diffuser, mais elles n’apportent pas d’argent pour le finir. Les chaînes plus prospères préfèrent aborder le sujet de façon moins frontale, notamment via des talk-show. Avec Maman blues qui soutient le projet, nous avons choisi de faire un appel à dons. C’est à ce titre que je sollicite votre attention et votre soutien aujourd’hui » Chloé.
En savoir plus sur ce documentaire : http://www.mailforgood.com/associations/maman-blues
Ce film, produit par Abacaris films, a déjà reçu l’aide du fonds de soutien du CNC. Il est aussi soutenu avec conviction par des marraines talentueuses :
les écrivains Annie Ernaux, Marie Darrieussecq, Gwenaëlle Aubry et Valentine Goby.
Chloé Guerber-Cahuzac souhaite le diffuser à la télévision et en salle, mais aussi réaliser un dvd avec un livret d’accompagnement, contenant les textes de ces marraines écrivains.
Ce film a été réalisé en partenariat étroit avec l’association Maman Blues. 3 de ses coprésidentes et une de ses membres y témoignent.
Depuis plusieurs années, Maman Blues cherche à faire mieux connaître la difficulté maternelle (souvent appelée dépression du post-partum, mais qui peut prendre d’autres formes).
Ce problème de santé psychique touche une femme sur dix soit environs 85 000 femmes par an.
Il s’agit d’une souffrance psychique qui altère le lien entre la mère et
l’enfant juste après la naissance. Elle s’exprime différemment selon les situations : la mère ne sent pas d’attachement pour son enfant ; elle l’aime, mais a des crises d’angoisse terribles lorsqu’elle est seule avec lui ; elle se sent incapable de répondre à ses attentes et perd toute confiance en elle, etc.
La difficulté maternelle – qui interroge donc le « devenir mère » – peut conduire les femmes à sombrer dans la dépression, à avoir des pensées suicidaires. Elle peut aussi avoir des conséquences graves sur le développement de l’enfant.
Or, nous constatons aujourd’hui qu’il existe très peu d’unités mère-enfant (moins de 100 lits sur tout le territoire français), que les professionnels de santé sont souvent peu formés sur ces questions et que les mères n’osent pas se faire aider tant leurs sentiments de honte et leur mal-être sont douloureux. La
question reste taboue.
L’association Maman Blues mène déjà un travail de sensibilisation via son site internet, ses groupes discussion et son ouvrage Tremblements de mères.
En tant que réalisatrice, Chloé Guerber-Cahuzac a choisi de réaliser un documentaire de création constitué de quatre témoignages de femmes ayant traversé une grande difficulté maternelle. A l’heure des talk show télévisés et des reportages simplificateurs, se concentrer uniquement sur la parole dense,
juste et belle de femmes qui pensent leur vie, veulent partager leur expérience, est un choix esthétique fort. C’est à cette parole que nos marraines ont été sensibles.
Pour l’association Maman Blues, cette œuvre cinématographique sera bien sûr aussi un outil de travail.
Nous sommes ici au carrefour entre création et action sociale. Le film permettra d’organiser des rencontres dans des PMI, des maternités, des maisons ouvertes et autres structures tournées vers la petite enfance. Il s’agira pour l’association de mettre en place des projections/ débats avec les familles et
les professionnels de santé. Le film sera donc un outil pour libérer la parole, briser les tabous et échanger.
Le film voyagera avec les membres de l’association dans différentes régions où Maman Blues a des relais (Lyon, Toulouse, Rennes, Fontainebleau,Crest, etc).
Pourquoi un documentaire avec « que » des mamans ?
Après plusieurs années d’écoute des mamans qui viennent se confier anonymement sur le forum de discussion de l’association, le constat est toujours le même : Le témoignage (à travers le film et à travers les débats) est vraiment la seule méthode efficace et pertinente pour présenter la difficulté maternelle de l’intérieur, pour expliquer sa complexité et sa gravité.
C’est ainsi que l’on peut convaincre des femmes en souffrance, qu’elles ne sont pas seules dans leur cas et qu’elles peuvent se faire aider. C’est parce qu’elles entendent d’autres mamans se confier, raconter cette traversée difficile qu’elles osent parler d’elles.
Pour les professionnels de santé, écouter une femme raconter ce qu’elle a vécu de l’intérieur conduit souvent aussi à une meilleure prise en charge de leurs patientes.
Aujourd’hui, nous sommes donc à la recherche de « citoyens mécènes » sensibles à cette question maternelle si essentielle pour notre société. Ainsi pourrons-nous enfin achever ce film et le partager.
Merci à tous de votre soutien,
Chloé Guerber-Cahuzac et l’association Maman Blues »

Augustine à la lumière de « Enquête aux archives Freud »…

Augustine, le film d’Alice Winocour sorti tout récemment raconte l’histoire d’une jeune domestique atteinte d’hystérie, et de son hospitalisation dans le service du professeur Jean-Martin Charcot, à l’hôpital de la Salpêtrière, à la fin du 19ème siècle. A la lumière de Enquête aux archives Freud, notre dernier livre, ce beau film sensible prend soudain

Charcot au chevet d'Augustine
Charcot au chevet d'Augustine
tout son sens. Comme Jeffrey Masson nous le rappelle, Freud a effectué un séjour d’études à Paris dans le service du professeur Charcot, qui a eu une influence déterminante dans son parcours, et déjà dans son intérêt pour l’hystérie.
Maladie propre à cette époque, l’hystérie féminine, spectaculaire et mystérieuse, avec ses troublants symptômes sexuels, s’expose alors, au sein même de l’hôpital, comme un divertissement morbide auquel assistent médecins, notables et curieux, les célèbres leçons de Charcot.
Alice Winocour sait brillament en rendre l’atmosphère oppressante, la solitude de la patiente bête de foire, hypnotisée et conditionnée (elle fait dire à Charcot que la patiente est « exercée ») à reproduire les crises sous hypnose, se roulant et se tordant dans des attitudes explicites, obéissant à ce qui est attendu d’elle ; lorsqu’on comprend l’aura qu’exerce Charcot, il apparaît bien que le jeu est trouble, qu’être une patiente docile est la seule issue pour échapper au terrible enfermement hospitalier en attirant l’attention du maître, dans l’espoir de guérir…
La scène de la première crise d’hystérie d’Augustine, lorsqu’elle sert à table, fait extraordinairement écho à la première théorie de Freud sur l’origine de l’hystérie, c’est-à-dire les abus sexuels subis dans l’enfance : Augustine tombe au sol, se tord et se débat, en suppliant « Arrête, arrête… » et en tentant d’éloigner des mains imaginaires qui l’étrangleraient : pourrait-on mieux montrer qu’elle revit la terreur d’un abus subi à un âge où elle n’avait pu ni se défendre, ni le comprendre ?
Et comment s’étonner, au vu de l’absence complète de considération pour les femmes, encore plus les femmes pauvres et malades, dans le service de Charcot (manipulées, dénudées, droguées, attachées), conforme sans doute aux moeurs de l’époque, que l’idée même qu’un abus puisse les rendre malades n’aurait eu aucun sens pour les médecins de l’époque ?
Le film n’est cependant pas manichéen et fait oeuvre épistémologique en montrant aussi la quête tragique du médecin, devant des mystères qui le dépassent, qu’il tente d’élucider à l’aide de moyens dont les progrès de notre époque soulignent le côté terriblement dérisoire, de conceptions formelles mais irrationnelles et aléatoires… Il est cependant effrayant de constater que certaines sont encore à l’oeuvre pour les psychanalystes d’aujourd’hui, au travers d’une des idées les plus dictatoriales de la psychanalyse, la notion (complètement fictive, ainsi que l’ont fermement démontré les approches neuro-cognitives) de déplacement de symptôme dont on devine que Freud l’a reprise à Charcot, qui constatait, totalement démuni, les paralysies sans cause organique passant comme magiquement de l’oeil au bras…
Ce film vient donc bien à l’appui de la première théorie de Freud sur l’étiologie de l’hystérie, l’abus sexuel, tout en nous montrant, en complément au travail de Jeffrey Masson, dans quel contexte social -l’inexistence de la dignité des femmes-, académique -éternels jeux de pouvoir et d’influence avec les financeurs et les dispensateurs d’honneurs – et scientifique -une médecine entièrement démunie et inopérante, tant dans ses concepts que dans ses outils-, Freud l’a abandonnée pour inventer la théorie des pulsions, contre les dégâts de laquelle la lutte est encore inachevée.
Toute la mélancolie d'Augustine jouée par l'actrice Soko
Toute la mélancolie d'Augustine jouée par l'actrice Soko

un article sur « La violence éducative : un trou noir dans les sciences humaines »

couvvetnUne recension du livre d’Olivier Maurel dans l’hebdomadaire : le lien social n°1080 du 25 octobre 2012. Et l’auteur de l’article, Jacques Trémintin, de conclure :

Ce qui humanise les hommes, ce n’est ni la correction, ni la sublimation des pulsions agressives, ni la culture, ni la civilisation, mais la protection attentive, la tendresse, le respect, la considération manifestés au petit d’homme, dès sa plus tendre enfance.

(plus d’infos sur le livre La violence éducative : un trou noir dans les sciences humaines, www.editions-instant-present.com/VETN)

À l’occasion du congrès de la ff2p : « de Socrate aux Neurosciences », Jeffrey Masson et Fabienne Cazalis

mass_0345478819_aupLe livre de Jeffrey Masson, Enquête aux Archives Freud (plus d’infos : www.editions-instant-present.com/EAF)sort aujourd’hui dans sa version retraduite et augmentée à l’occasion du 28ieme Congrès de la Fédération Française de Psychothérapie et de Psychanalyse sur le thème « de Socrate aux Neurosciences ».
couv1_eafJeffrey Masson interviendra cet après-midi sur le thème : « Un point de vue historique : les recherches du psychanalyste et archiviste de la correspondance de Freud », et le film « l’affaire Freud », que Michel Meignant lui a consacré sera projeté ce soir, suivi d’un débat en présence d’Olivier Maurel et Marc-André Cotton.

2011-09-06-at-17-00-30Demain, Fabienne Cazalis, auteure de Curiosités de l’enfantement, animera une table ronde sur le thème les découvertes des neurosciences, (voir : Apport des neurosciences aux psychothérapies de la dépression nerveuse) .

Pour terminer, vous pouvez lire la tribune de Jeffrey Masson dans le Huffington Post Ces psychanalystes qui nient l’inceste.

Journées des Doulas de France

Ce furent deux belles journées de nouveau cette année que nous ont concoctées les doulas les 4 et 5 mai derniers. Beaucoup d’échanges chaleureux, une ambiance de sérénité, des sourires et des yeux pétillants, l’association des Doulas de France a ainsi organisé la 10e édition de leurs journées avec des ateliers, des conférences et des tentes rouges. Côté éditions l’Instant Présent, nous avons eu la joie d’y voir Michel Odent auteur de « le bébé est un mammifère« , il fut très sollicité pour les signatures, et nous avons distribué à cette occasion l’affiche de la couverture.

Michel Odent aux journées des doulas de France le 5 mai 2012, crédit C. RenauNous en profitons d’ailleurs pour vous annoncer que notre tout premier livre numérique est désormais disponible sur la boutique Kindle d’Amazon et très bientôt sur notre boutique, il s’agit du livre de Michel Odent !

Juliette Urbain de l’association Maman Blues, auteure de « Tremblements de mères« , est également intervenue pour parler de la difficulté maternelle.

Merci donc à l’association des Doulas de France pour cette superbe organisation, et à l’année prochaine !