L’autiste, la bactérie et le scientifique

On commence à savoir (= la recherche scientifique commence à avoir accumulé suffisamment de données pour considérer que c’est une hypothèse solide) que les enfants autistes présentent plus de risques que les neurotypiques de souffrir de troubles gastro-intestinaux. On sait également que les enfants autistes présentent très souvent des restrictions alimentaires importantes. Œuf ? Poule ? Est-ce qu’ils ont mal au ventre parce qu’ils mangent bizarrement ou bien mangent-ils bizarrement parce qu’ils ont mal au ventre ? Ou encore, mangent-ils bizarrement parce qu’ils ont mal au ventre et, ce faisant, aggravent le problème ?

Morgan, de www.decipher-morgan.com
Morgan, de www.decipher-morgan.com

Des chercheurs ont publié cet été une étude qui montre que la flore intestinale d’un groupe d’enfants autistes est plus limitée, moins variée, que celle d’un groupe d’enfants neurotypiques. Les auteurs font bien entendu le lien avec le régime alimentaire des enfants autistes, et notent que les souches de bactéries absentes chez les autistes sont plutôt celles qui favorisent la digestion des carbohydrates.

L’amer arrière-goût du sucre

On ne peut pas reprocher au administrateurs du Crédit Suisse d’être des gauchistes écolos…
Quand une institution bancaire calcule les coûts cachés d’une industrie et tire la sonnette d’alarme, ça indique la gravité du problème, en l’occurrence un problème de santé publique.
Vivement que la vidéo soit traduite en français. En résumé, ils disent que le sucre ajouté est directement lié à l’épidémie d’obésité et de diabète de type 2, que la consommation mondiale moyenne de sucre ajouté est de 17 cuillères à café par personne et par jour (!!!), et que taxer les produits industriels contenant beaucoup de sucres ajoutés, notamment les sodas, serait le meilleur moyen de réduire la consommation, comme ça a été le cas pour le tabac.
Limiter le sucre ajouté n’est pas toujours simple, mais c’est un effort qui paye à long terme, parole d’un banquier suisse…