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Présentation
En 49 chroniques qui sont autant d’histoires, on comprend une foule de choses : pourquoi c’est le développement des « langages » qui compte en matière d’apprentissage, et non les connaissances elles-mêmes. En quoi les neuro-sciences valident cette approche des langages (langages écrits mais aussi langages de la marche et de la parole, langages mathématiques, scientifiques).
Comment le contexte affectif sécure, sans rupture entre la famille et l’école est primordial pour l’apprentissage. Et pourquoi l’évaluation, la discipline, les rythmes scolaires, les méthodes, tous sujets de polémiques à l’école traditionnelle ne font plus question dans l’école du 3 e type.

Apprendre est une conséquence du faire, du pouvoir faire, de l’envie et du besoin de faire. On n’apprend pas avant de vivre, on apprend en vivant. Si un enfant se lance dans l’écriture d’une lettre, ce n’est pas pour apprendre à écrire une lettre mais pour dire quelque chose à quelqu’un qui n’est pas là. S’il se lance dans des essais d’écriture mathématique, ce n’est pas pour pouvoir répondre à LA question du maître (ou du test) posée à tout le monde, mais pour le plaisir et la jouissance de créer un autre monde ou de comprendre celui que d’autres ont déjà construit avant lui. Une école du 3 e type, c’est cela.
J’ai écrit un jour que le temps de l’enseignant devait être partagé en trois temps : un tiers pour l’observation, un tiers pour agir sur la structure du système vivant de sa classe et le maintenir efficient pour que naissent et se réalisent tous les projets, un tiers pour l’écoute… et le reste pour la pédagogie. Et ce n’était même pas provocateur.

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