Plus fort que l’éléphante, la gestation du livre
Voilà, les détails se règlent en ce moment avec l’imprimeur, et la maquette d’Apprendre à lire en famille rejoindra bientôt l’atelier où le livre sortira des ordinateurs pour devenir un objet…
C’est une aventure de 18 mois qui achève maintenant sa première étape.
Réfléchir, rassembler ses notes, jeter sur la page Word les idées, faire des recherches, construire, re-réfléchir, relire, organiser, revenir sur ce qui est écrit, noter les nouvelles idées, relire, corriger, reconstruire, faire relire, intégrer les idées pertinentes des relectrices, avoir du coup d’autres idées, faire des coupes, faire des plans généraux, être à l’affût d’exemples, lire encore d’autres travaux, discuter, re-reconstruire, ne pas faire de compromis… Réfléchir à la couverture, à la photo, au texte, épuiser la graphiste, changer cinq fois les couleurs et dix fois les motifs, un à un… Puis quatrième ou cinquième version du texte, qui a enfin sa structure, passer les annexes en annexe, reconstruire au niveau de chaque paragraphe, être impitoyable sur les redites, les approximations, penser toujours au(x) lecteur(s) qui doi(ven)t trouver le texte clair, intéressant, utile, pratique (penser aux renvois surtout)… relire et faire relire encore et encore, corriger le détail, les répétitions, la syntaxe et l’orthographe (parce que quand même !), trancher entre des tournures ou des synonymes, réfléchir à la mise en page, penser au lexique, uniformiser les titres… choisir une police, choisir les encadrés, choisir les photos… envoyer enfin le texte à la correctrice-maquettiste (tellement en retard), voir le texte se transformer en pages de livre, et encore des modifications par centaines, qui apparaîssent tellement mieux quand c’est le vrai livre qui lui aussi apparaît, le souci du mot juste, de la phrase fluide, du ton agréable… et la mise en page à adapter pour obtenir des fiches entières, une présentation évidente… et encore relire et relire, et corriger la typographie, jusqu’aux minuscules détails, caractère par caractère parmi des centaines de milliers…
Alors régler les détails avec l’imprimeur, c’est vraiment le bout du chemin ;). Merci de votre patience à tous, merci de votre confiance aussi.
(photo: Barbara Berrada)







L’association 





Jeannette Toulemonde et son mari ont sept enfants, seize petits-enfants, et à ce jour cinq arrière-petits-enfants. En 1966, leurs enfants fréquentant l’école Montessori, ils eurent l’occasion de découvrir pour leur famille, et non plus seulement pour l’école, la pensée et l’expérience de la grande pédagogue Maria Montessori. Jeannette aménagea sa maison pour leur plus jeune fille âgée de deux ans, ce qui l’amena à porter un nouveau regard, non seulement sur celle-ci, mais aussi sur leurs autres enfants. Une vraie “révolution des cœurs”, qui les incita à fonder, en 1969, la revue trimestrielle
Joelle Terrien est sage-femme. Son art se nourrit de nombreuses années d’expériences sur le terrain de l’enfantement. Des salles de naissances hospitalières aux centres d’accouchements africains, du plateau technique de clinique à l’intimité des maisons, elle a porté son regard hors des sentiers battus. Pour elle, la naissance est un moment exceptionnel où le respect doit être cultivé avec attention, sous toutes ses formes et vis-à-vis de toutes les personnes présentes.
La naissance de son 3ème enfant, dans la paix et l’intimité d’une vraie maison de naissance, bien loin des hôpitaux et de leurs protocoles, a été pour Blandine Poitel un bouleversement qui a radicalement transformé sa vie, et l’a révélée à elle-même. Cet accouchement l’incita à rédiger des dossiers d’information sur la péridurale, le déclenchement artificiel du travail, le projet d’accouchement. Poussée par un ami, elle fonde avec lui le